Impression 3D flexible

Si l’impression 3D est souvent associée à des prototypes rigides et à des composants structurels, cette technologie est tout aussi capable de produire des pièces souples, élastiques et douces au toucher. La possibilité d’imprimer des matériaux flexibles a ouvert de nouvelles portes dans tous les secteurs, qu’il s’agisse de vêtements, d’appareils médicaux, de joints d’étanchéité ou de robotique. Pour tirer le meilleur parti de cette capacité polyvalente, il est essentiel de comprendre ce qui rend un matériau flexible, comment l’imprimer et où il est le plus performant.

Qu’est-ce qui rend un matériau d’impression 3D flexible ?

La flexibilité de l’impression 3D dépend de la chimie et de la structure des matériaux. La plupart des filaments ou poudres flexibles sont basés sur des polymères élastomères – des substances ayant un faible module d’élasticité, ce qui leur permet de se plier, de se comprimer et de s’étirer sans se rompre. Les principales caractéristiques de ces matériaux sont les suivantes

  • la dureté shore (plus doux signifie plus souple),
  • l’allongement à la rupture (jusqu’où il s’étire avant de se rompre),
  • la résistance à la fatigue (endurance à des mouvements répétés).

Que vous imprimiez avec du filament, de la résine ou de la poudre, ces propriétés définissent le comportement de la pièce finale sous contrainte.

Des matériaux souples pour différentes technologies

FDM : TPU, TPE et PLA souple

Dans l’impression 3D à base de filaments, le TPU (polyuréthane thermoplastique) est de loin le matériau flexible le plus populaire. Il offre un équilibre entre élasticité, résistance chimique et durabilité. En fonction de l’indice Shore (par exemple, 85A ou 98A), le TPU peut être souple comme du caoutchouc ou rigide comme un étui de téléphone.

Le TPE (élastomère thermoplastique) est une autre option, offrant des textures encore plus douces, bien qu’il puisse être plus difficile à imprimer en raison de sa nature caoutchouteuse. Certains fabricants proposent également du PLA souple, qui imite le caoutchouc souple mais est plus facile à utiliser sur les imprimantes FDM standard.

Conseils d’impression pour FDM :

  • utiliser une extrudeuse à entraînement direct pour un meilleur contrôle du filament,
  • l’impression est plus lente qu’avec des matériaux rigides,
  • minimiser la rétraction pour éviter la formation de cordes.

SLS : poudres TPU flexibles

Dans le frittage sélectif par laser (SLS), l’impression flexible est réalisée avec des poudres telles que le TPU 88A ou le TPU 70A. Ces poudres permettent d’obtenir des géométries très complexes, sans support, avec une élasticité constante sur l’ensemble de la pièce.

Le TPU imprimé par SLS est idéal pour les applications fonctionnelles où la souplesse et la durabilité sont importantes, telles que les joints, les soufflets, les pinces souples ou les composants portables. Contrairement à la FDM, les pièces SLS ne nécessitent pas le retrait du support, ce qui constitue un avantage majeur lorsque l’on travaille avec des structures délicates et flexibles.

Autres méthodes

Si les techniques SLA et DLP privilégient généralement les résines rigides, il existe sur le marché des résines photopolymères souples. Cependant, elles ont tendance à être moins robustes que les options thermoplastiques et peuvent se dégrader plus rapidement avec le temps.

Les technologies de projection de matériaux (comme PolyJet) peuvent également imprimer des matériaux semblables au caoutchouc avec d’excellents détails et des combinaisons multi-matériaux, ce qui les rend utiles pour le prototypage de pièces surmoulées ou tactiles.

Peut-on imprimer en 3D du plastique souple ?

Oui, et avec d’excellents résultats, selon la technologie et le matériau que vous choisissez. Des poignées douces au toucher aux pièces en élastomère grandeur nature, les matériaux d’impression 3D flexibles permettent de concevoir et de produire des pièces qui se plient, s’étirent et se compriment comme du caoutchouc, avec l’avantage supplémentaire de la flexibilité de la fabrication numérique.

Applications de l’impression 3D flexible

Les matériaux souples sont utilisés dans un large éventail d’industries :

  • médical : orthèses, doublures de prothèses, modèles de tissus mous,
  • chaussures : semelles intercalaires, semelles intérieures et éléments de rembourrage,
  • la robotique : les pinces, les articulations et les amortisseurs,
  • industrie : amortisseurs de vibrations, joints flexibles, raccords de tuyaux,
  • les biens de consommation : étuis de téléphone, poignées et technologie portable.

Ces matériaux comblent le fossé entre la performance fonctionnelle et le confort, ce qui en fait un outil essentiel dans la boîte à outils de tout concepteur.

Résumé

L’impression 3D de matériaux souples n’est pas seulement possible – elle est fiable, reproductible et prête pour la production avec la bonne configuration. Que vous ayez besoin de surfaces douces au toucher, de pièces dynamiques ou de matériaux qui bougent avec le corps, il existe une option d’impression 3D flexible pour votre application. À mesure que la fabrication additive gagne en maturité, la demande de tels matériaux ne fera que croître, et la compréhension de leur comportement et de leurs capacités vous donnera un avantage certain en matière de conception fonctionnelle.

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